Comment ça fonctionne
Les détenteurs de CFD ne possèdent pas l’action sous-jacente et donc ne reçoivent pas le dividende directement. Pour préserver l’équivalence économique, les brokers créditent les positions CFD longues à la date ex avec le dividende (moins la retenue à la source sur certaines places) et débitent les positions short du même montant. Résultat net : le P&L du trader CFD long n’est pas affecté par la chute à la date ex ; le trader CFD short paye pour le bénéfice d’emprunt d’être effectivement short l’action à travers le dividende.
Exemple
Un trader est long un CFD sur 1 000 actions Coca-Cola (KO) à 60 $. KO déclare un dividende trimestriel de 0,46 $ avec date ex lundi. Le lundi ex, KO ouvre à environ 59,54 $ (chute de prix de 0,46 $). Le mark-to-market du trader reflète la chute de prix : −460 $ non réalisé. Simultanément, le broker crédite 460 $ d’ajustement de dividende. Effet net : zéro. Un trader short voit la chute de prix comme un gain non réalisé de +460 $, mais paye ensuite 460 $ d’ajustement de dividende, nettant aussi à zéro. L’identité économique est préservée.
Pourquoi c’est important
Les ajustements de dividende rendent les CFD économiquement équivalents à la détention de l’action sous-jacente à travers un événement de dividende pour les positions longues. Pour les positions short, payer l’ajustement de dividende est un vrai coût et doit être pris en compte dans le rendement attendu. Certains brokers retiennent la taxe de dividende différemment que la propriété directe ne le ferait, créant une petite fuite fiscale ; vérifiez les specs du broker. Les stratégies qui impliquent de tenir des CFD à travers earnings ou événements de dividende doivent rendre compte de l’ajustement dans l’attribution de P&L ; la chute de prix à la date ex n’est pas une perte, l’ajustement est l’entrée cash compensante.