Investir dans des produits financiers comporte des risques. Les pertes peuvent dépasser la valeur de votre investissement initial.
Réponse rapide
Le hedging dans le trading de matières premières utilise des futures, des options ou des swaps pour fixer les prix pour les producteurs (qui craignent une baisse), les consommateurs (qui craignent une hausse) ou les traders (qui détiennent des stocks). Exemples : un agriculteur américain de blé court sur les futures de blé de juillet pour sécuriser les revenus de récolte ; une compagnie aérienne longue sur le pétrole brut pour figer le coût du carburant. Le hedging échange l’incertitude contre la certitude, au prix du potentiel de hausse.
Le hedging dans le trading de matières premières consiste à ouvrir une position compensatoire sur un instrument corrélé afin de neutraliser le risque de prix d’une exposition physique ou financière existante. Un agriculteur qui récoltera du blé dans trois mois vend aujourd’hui des futures de blé ; si le prix au comptant baisse à la récolte, le gain sur les futures compense la baisse des revenus physiques. L’objectif n’est pas le gain sur la couverture. L’objectif est un revenu ou un coût connu.
Les deux faces d’une couverture sur matières premières
- Couverture producteur (short hedge). Un mineur, un agriculteur ou une major pétrolière qui vendra de la matière première physique à l’avenir vend des futures ou achète des puts pour fixer un prix plancher.
- Couverture consommateur (long hedge). Une compagnie aérienne, un transformateur alimentaire ou un joaillier qui achètera de la matière première physique à l’avenir achète des futures ou des calls pour fixer un prix plafond.
Les instruments utilisés
- Futures. Contrats standardisés négociés en bourse. Liquidité maximale sur WTI, Brent, or, argent, cuivre, maïs, soja, blé.
- Forwards. Contrats OTC bilatéraux. Taille et date sur mesure, mais le risque de contrepartie reste chez vous.
- Options. Vous payez une prime et obtenez une protection unidirectionnelle. Un producteur achète des puts, un consommateur achète des calls.
- CFDs. Dérivés cash-settled qui répliquent le prix des futures. Utilisés par les traders et les petites entreprises qui veulent une exposition de type futures sans siège en bourse.
À quoi ressemble une vraie couverture en chiffres
Une boulangerie a besoin de 100 tonnes de blé dans 90 jours. Le blé au comptant est à 250 €/tonne. Le directeur financier est à l’aise à 250 € et inquiet d’une envolée liée à la sécheresse. La trésorerie achète 100 tonnes de futures de blé à 252 € (le forward 90 jours). Trois scénarios à la livraison :
- Le comptant monte à 290 €. Coût physique : +4 000 €. Gain sur les futures : +3 800 €. Hausse nette du coût : 200 €.
- Le comptant reste à 250 €. Coût physique inchangé. Perte sur les futures : 200 €. Hausse nette du coût : 200 €.
- Le comptant tombe à 220 €. Coût physique : -3 000 €. Perte sur les futures : 3 200 €. Hausse nette du coût : 200 €.
La couverture a transformé un coût variable en un coût fixe d’environ 252 €/tonne, plus le faible portage. C’est précisément le but recherché.
Quand le hedging dans le trading de matières premières a-t-il du sens ?
- Vous avez une exposition physique connue. Planning de production, bon de commande, stocks en inventaire.
- Le mouvement de prix modifierait une décision business. Si une hausse de 20 % vous forcerait à licencier ou à fermer un site, couvrez-vous.
- Le coût de la certitude est acceptable. Une couverture a un coût : la prime d’option, la base des futures, le coût d’opportunité de la marge. Quantifiez-le avant de trader.
- Vous tiendrez la couverture jusqu’à l’échéance. Les couvertures fermées tôt sur un tableau de P&L deviennent généralement de la spéculation.
Ce qui peut mal tourner
- Risque de base. Le contrat à terme et votre matière première physique ne sont pas identiques. Couvrir un brut ouest-africain avec des futures Brent laisse une exposition de base qui peut bouger de 2 à 5 % de façon autonome.
- Appels de marge. Une jambe future en perte exige une marge de variation quotidienne. Une couverture producteur en hausse de prix est rentable sur le physique mais déficitaire en trésorerie sur le compte futures. La trésorerie doit financer l’appel.
- Surhedging. Couvrir 120 % de la production attendue transforme la couverture en short spéculatif. Si la production déçoit et que les prix montent, les deux jambes perdent.
- Comptabilité en mark-to-market. Sous IFRS 9 et ASC 815, les couvertures qui échouent aux tests d’efficacité passent en P&L, ce qui crée de la volatilité des résultats.
Le hedging chez Volity
Volity propose une exposition CFD sur l’or, l’argent, le pétrole (WTI et Brent), le cuivre, le gaz naturel et les matières premières agricoles sur une plateforme régulée. Le levier retail sur les matières premières autres que l’or est plafonné à 1:10 au titre des mesures d’intervention produit de l’ESMA ; l’or est traité comme une majeure et plafonné à 1:20. L’exécution est assurée par UBK Markets Ltd, une Cyprus Investment Firm autorisée par la CySEC sous la licence 186/12. Les clients particuliers éligibles sont couverts par le Cyprus Investor Compensation Fund jusqu’à 20 000 € par client et par société.
Volity exploite une plateforme de trading et publie également du contenu éducatif et analytique sur le trading. Le contenu de cette page est uniquement à des fins éducatives et ne doit pas être considéré comme un conseil financier. Volity peut bénéficier commercialement lorsque les lecteurs ouvrent des comptes de trading via les liens présents sur ce site.
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