Comment ça fonctionne
La société dépose un enregistrement S-1 auprès de la SEC, embauche des banques d’investissement souscripteurs qui fixent une fourchette de prix, et conduit un roadshow auprès d’investisseurs institutionnels. Le jour avant la cotation, les souscripteurs allouent les actions à un prix d’offre final. Le jour de la cotation, ces actions ouvrent sur une bourse (NYSE ou Nasdaq) à un prix d’équilibre de marché qui peut être bien au-dessus de l’offre. Certaines IPO utilisent une cotation directe ou une fusion SPAC à la place, contournant la tarification souscripteur traditionnelle.
Exemple
Snowflake a fait son IPO en septembre 2020 à un prix d’offre de 120 $. L’action a ouvert à 245 $ (plus de 100 pour cent de pop premier jour) et a clôturé près de 254 $. Les souscripteurs ont capturé 120 $ pour des actions que le marché valorisait à 245 $, un transfert substantiel de la société aux investisseurs institutionnels alloués. La société a levé environ 3,4 milliards $ mais a laissé environ 3+ milliards $ sur la table. Les cotations directes (Spotify, Coinbase) évitent cette inefficacité de prix mais perdent la stabilisation de prix fournie par les souscripteurs.
Pourquoi c’est important
Les IPO sont des événements de liquidité à forte volatilité avec une asymétrie d’information extrême : les initiés en savent bien plus que le public. Les investisseurs retail reçoivent généralement des allocations d’IPO petites ou nulles et finissent par acheter sur le marché secondaire au prix d’ouverture gonflé. Les périodes de lock-up (typiquement 90 à 180 jours) empêchent les initiés de vendre tôt mais causent des chutes brutales à leur expiration. La fenêtre IPO s’ouvre et se ferme avec les conditions de marché : en marchés froids, les deals sont retirés.